L’eau virtuelle ? Empreinte eau ?… qu’est-ce que c’est ?

En règle générale, quand on utilise le mot “virtuel” c’est pour parler de quelque chose qui pourrait exister mais qui est remplacé le plus souvent par une image ou tout autre moyen suggestif.

Pour nous l’eau qui coule du robinet est bien réelle…que peut donc signifier “eau virtuelle” ?

Daniel Zimmer, directeur du Conseil mondial de l’eau et intervenant à la session du forum intitulée « Échanges et géopolitique de l’eau virtuelle », au Forum mondial de l’eau de 2003 à Kyoto, affirmait :

« Consommer un kilogramme de blé, c’est aussi, dans les faits, consommer le millier de litres d’eau qu’il a fallu pour faire pousser cette céréale. Manger un kilogramme de bœuf, c’est aussi consommer les 13 000 litres d’eau qui ont été nécessaires pour produire cette quantité de viande. Ce volume correspond à ce que nous appelons l’eau cachée, ou virtuelle. C’est parce qu’ils ne sont pas conscients de ce phénomène que tant d’êtres humains emploient cette ressource en aussi grande quantité. »

Cette notion d’“eau virtuelle” est un concept apparu dans les années 90 au Royaume Uni qui a été ensuite repris et affiné par un professeur de  l’UNESCO, en 2002, sous le nom de  “empreinte eau”. C’est un indicateur de l’usage direct ou indirect de l’eau par le producteur ou le consommateur.

En d’autres termes, cela correspond à la quantité totale d’eau nécessaire pour produire quelque chose dans le domaine agricole comme dans le domaine industriel.

C’est en quelque sorte l’eau cachée que nous consommons et dont le plus souvent nous ne sommes pas conscients.

Par exemple, saviez vous que pour fabriquer un jeans, il faut    9 982 litres d’eau ! Pour un kilo de fromage, 5 000 litres d’eau et pour une paire de chaussures, 8 000 litres !

 

Il existe un classement des pays qui ont la plus forte empreinte eau dans le monde. En tête de cette liste se trouvent les pays gros producteurs et/ou consommateurs de cette eau cachée. Les Etats Unis, arrivent en tête suivis de l’Espagne, la Thaïlande, le Canada et la France… Il est clair que plus un pays est riche et plus il consomme d’eau.

Cette notion permet de calculer l’impact environnemental et économique de certaines productions pays par pays. La logique voudrait que les pays pauvres en eau fabriquent des produits qui en nécessitent peu et que ceux qui bénéficient de ressources aquatiques plus importantes assurent par exemple les productions agricoles… plus d’infos en cliquant ici !

A notre niveau de consommateur, être averti de tout cela peut nous permettre de faire de meilleurs choix, de contribuer à avoir une empreinte écologique plus raisonnée…

Ne l’oublions pas, et chaque année, la nature nous le rappelle en été, l’eau est un bien précieux et vital, ne la gaspillons pas…

l’eau féerique de l’Aumance

~~~~~~~~~~

Pour calculer votre empreinte eau et avoir accès à des contenus pédagogiques sur le sujet, vous pouvez recopier les liens ci-dessous dans la barre d’adresse de votre navigateur internet :

http://www.empreinteh2o.com/      et aussi      http://www.waterfamily.org

 

 

 

Les commentaires sont fermés.