Principe de précaution COVID-19 : l’épandage des boues des stations d’épuration est interdit.

Depuis la crise sanitaire liée au COVID-19, certaines missions ne peuvent plus s’exercer comme avant. De nouveaux protocoles doivent être mis en place ce qui induit, en plus et inévitablement, des coûts supplémentaires.

Des particules du CORONAVIRUS ont pu être détectées dans les selles de certains patients, en France et, à ce jour, même si on ne dispose d’aucune preuve de la survie du virus dans les eaux usées, il a été prouvé que d’autres virus de la même famille pouvaient rester infectieux pendant plusieurs jours. 

Les eaux usées subissent des traitements en station d’épuration mais en absence de données scientifiques valides, il n’est pas possible à l’heure actuelle d’assurer que les boues provenant de ces traitements ne contiennent aucune particule de virus. Une étude en cours de réalisation permettra d’en savoir plus mais en attendant, le principe de précaution s’impose.

En France, 70% des boues issues des stations d’épuration sont épandues sur les terres agricoles, dans le but d’apporter aux sols de la matière organique et des éléments fertilisants (azote et phosphore).

Mais afin d’éviter toute hypothétique contamination, cette technique n’est plus autorisée,  depuis la pandémie, si les boues n’ont pas été “hygiénisées” préalablement.

Il y a différentes méthodes d’hygiénisation et les plus passionnés par le sujet trouveront réponse sur internet. On peut citer la méthanisation, le chaulage (chaux)…

Le service qualité du SEA a entamé une réflexion sur le sujet afin de trouver très prochainement la filière la plus adaptée pour évacuer les boues des STEP à la place du traditionnel épandage agricole, plus écologique et moins onéreux. Il a été décidé d’évacuer environ 500 m3 de boues cet été vers la station de la Communauté d’Agglomération de Montluçon qui pourra les hygiéniser avant épandage. Il est clair que cette préconisation  aura un coup supérieur au budget habituel prévu. Il inclut un tarif au mètre cube et les frais de transport en camion citerne. L’Agence de l’Eau Loire-Bretagne devrait se prononcer début juillet pour préciser les éventuelles subventions attribuables sur le sujet.

Retrouvez notre ancien article sur l’épandage des boues agricole en cliquant ci-dessous

Assainissement collectif : l’épandage des boues

 

 

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